Huiles essentielles : quand la sécurité rime avec la qualité !

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La qualité d’une huile essentielle

huiles essentielles

Une huile essentielle doit être :

  • naturelle, non dénaturée par des composants de synthèse ni par des huiles ou des essences minérales, non reconstituée ;
  • pure, non coupée avec d’autres huiles essentielles, ni avec des huiles grasses ou alcools;
  • intégrale: non décolorée, rectifiée, déterpénée, privée d’un composant particulier, neutralisée, concentrée.

 

L’etiquetage doit être conforme, il comporte :

 Le nom latin, le chémotype ou chimiotype = CT, la partie de la plante utilisée, le mode d’extraction (distillation ou expression).

La désignation usuelle de la plante suit l’expression «huile essentielle», la dénomination botanique scientifique de la plante, y compris, s’ils existent, variété, hybride, clone, chimiotype, partie de la plante utilisée, lieu d’origine et/ou lieu de production, mode d’extraction (distillation ou expression).

 

Exemple : le ROMARIN

romarin

 

  • Rosmarinus officinalis CT 1.8 CINEOLE sommité fleurie : activité bronchopulmonaire, expectorant
  • Rosmarinus officinalis CT CAMPHRE : activité tonicardiaque + antalgique (v. externe) (neurotoxique et abortif)
  • Rosmarinus officinalis CT VERBENONE : activité sur la sphère hépatobiliaire

 

 

Aussi, UNE HUILE ESSENTIELLE DOIT ETRE CONTROLEE

 

Le contrôle des huiles essentielles 

Une huile essentielle doit être contrôlée par le fournisseur : odeur, couleur, indice de réfraction, solubilité dans l’alcool, densité, identification et dosage des principaux constituants par chromatographie en phase gazeuse.Le numéro de lot est alors indiqué par le fournisseur.

Les référentiels pour l’analyse et le contrôle des HUILES ESSENTIELLES sont :

Normes AFNOR/ISO

                              –Pharmacopée : conformité OBLIGATOIRE

                              –Notion de chromatographie

 

Selon un rapport de l’ ANSM, l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des produits de santé, datant de 2008 sur les recommandations relatives aux critères de qualité des huiles essentielles :

« Pour garantir leur qualité, les HE devront notamment être obtenues à partir de matières premières précisément identifiées, contrôlées selon des procédés définis, présenter des caractères physico-chimiques précis, être conservées de façon satisfaisante. Les caractéristiques physiques, organoleptiques, chimiques et chromatographiques des HE sont définies sur le plan français par des normes établies par l’AFNOR , élaborées par une commission spécifique (T 75 A). Ces normes sont établies en étroite collaboration avec les producteurs ainsi que les importateurs et sont le fruit d’un échange entre experts.

La plupart de ces normes sont reprises sur le plan mondial pour devenir des normes ISO en prenant en considération les informations des experts mondiaux. Le groupe de travail responsable de ces normes est le groupe ISO TC 54. »

« Le profil chromatographique d’une huile essentielle, réalisé dans des conditions précises (colonne capillaire, injection en mode split ou splitless, détecteur à ionisation de flamme, opération préalable de qualification de l’installation par un mélange test de 9 composés), permet d’obtenir une estimation reproductible des teneurs en différents composés caractéristiques de l’échantillon par la méthode de normalisation. Toutefois, cette estimation est basée sur les pourcentages relatifs des aires des pics des constituants (méthode de normalisation) et ne constitue donc pas un dosage au sens strict de chacun des constituants.

Dans le cas d’un produit fini contenant une huile essentielle parmi d’autres composants, le dosage des constituants à prendre en compte repose sur la méthode d’étalonnage nécessitant l’injection d’une solution de référence contenant chacun de ces constituants à des concentrations connues. »

 

il faut donc DEMANDER L’ANALYSE CHROMATOGRAPHIQUE au fournisseur !

 

 

attention

De la même façon, il faut également faire

très attention  aux compléments alimentaires !!!

 

Selon les contrôles de la DGCCRF, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, en 2008 : -220 anomalies ont été relevées sur 1.760 compléments alimentaires contrôlés (dans la plupart des cas pratiques commerciales trompeuses pour le consommateur ou anomalies d’étiquetage). Ces anomalies concernaient 500 entreprises de compléments alimentaires, dont 35% étaient en infraction. 7 % des anomalies résultent de défauts d’autocontrôle ou de traçabilité.

La DGCCRF recommande au consommateur de prendre garde aux produits vendus sur des sites Internet hébergés hors de l’Union européenne etc.

Source : Revue de la DGCCRF «Concurrence et consommation», 15/04/2009

 

En conclusion, en matière de compléments alimentaires à base de plantes :

Qualité= Sécurité